Dimanche 22 novembre 2009

Nous avons décidé de partir le temps d'une journée à la découverte de la capitale de notre nouveau pays. A peine étions nous arrivés, que nous avions déjà la carte de la ville en main, le regard concentré, en train de chercher la première ligne de métro que nous pourrions emprunter... mais c'est alors que nous constations qu'il n'y a pas de métro à Ottawa ! Oubliez vos réflexes d'européens, capitale d'un pays en Amérique du nord ne signifie pas nécessairement qu'il s'agit de la plus grande ville du pays. Montréal est en réalité beaucoup plus grande, ce n'est pas parce que vous vous trouvez sur la bonne rue que vous êtes forcément proche du lieu où vous voulez vous rendre ! Partant de ce schéma là, nous avons été surpris de pouvoir parcourir la majeur partie du centre ville sans prendre de bus et qu'en 30 minutes nous pouvions parcourir la moitié de la carte !

 

Ottawa est donc une capitale étonnante qui contraste avec l'échelle à laquelle nous nous étions habitué. Une capitale en amérique du nord est avant tout un centre administratif, c'est ici que siègent tous les ministères et le parlement du Canada. Bien qu'elle soit située dans la province de l'Ontario (anglophone), elle montre l'exemple du bilinguisme, car tout y est traduit dans les deux langues et bien sûr tout le monde est bilingue ! Ottawa se situe exactement de l'autre côté de la rivière des Outawais qui sépare le Québec de l'Ontario, avec en face la ville de Gatineau;  donnant ainsi l'image d'une ville à cheval entre anglophones et francophones.  

Je me souviendrais surtout du grand panorama sur le fleuve d'où l'on voit toute la ville sous l'oeil de la statue de Champlain, des dizaines de drapeaux canadiens qui pavoisent les rues, d'un groupe de jeunes filles chantant l'hymne national canadien devant le parlement, d'un panini italiens mangé sur le pouce, du froid qui picotait mes mains et mes joues, de la chaleur d'un salon de thé où un café, une part de carrot cake et beaucoup d'éclats de rire nous ont bien réchauffé, de mon émotion face à l'architecture du musée de la guerre, de notre sensation d'avoir retrouvé l'Europe lorsque nous nous sommes retrouvés sur une petite place entourée de bâtiments style régime français,  de paires de lunettes les plus originales qui soient s'étalant sur les étagères d'un magasin, de l'ambiance cosy d'un Pub Écossais où tous les serveurs portaient un kilt, et du réconfort en mangeant ma cottage-pie après une journée de visite à pied, de nos longues conversations dans le car nous ramenant à Montréal remplies de projets de voyages et de rêves...
Au prochain !

Panorama sur la ville, le fleuve des Outtawais, le parlement canadien.

Le fleuve qui continue, en face c'est le Québec et la ville de Gatineau.

Le canal qui devient en hiver la plus grande piste de patin à glace !

On continue dans le style "chateauesque" ici c'est un grand hôtel avec au premier plan le théâtre.


Un des ministères.

Devant le musée d'art contemporain, une araignée de Louise Bourgeois et une église dans le style canadien, avec ses deux clochers recouverts d'une couverture en fer blanc très répandu ici car bon marché au 19e siècle.
Quelques immeubles de style régime français.

Sous la statue de Champlain, mes compagnons de voyage.

Le parlement canadien.

Chant improvisé de l'hymne canadien...

Toujours dans le parlement.

Siège de la banque de Montréal aux couleurs nationale

Boutique à l'allure victorienne


Le musée de la guerre du Canada, très impressionnant !
L'intérieur est magnifique et surprenant.

La grande galerie.

Soirée dans un pub Ecossais avant le retour .
Par Claire Cattino
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Samedi 14 novembre 2009


Parlons un peu gastronomie voulez-vous ! C'est bien connu que le Canada n'est pas réputé pour la finesse de ses spécialités, mais plus pour ses grands espaces et la beauté de ses paysages. Il n'y a qu'à parler de la Poutine pour qu'on comprenne combien les mets Québécois sont plus là pour vous tenir au corps qu'émoustiller vos papilles. La rudesse du climat cumulée au fait d'être en Amérique du nord n'arrange pas les choses, ici les frites sont la garniture la plus courante pour tous les plats que l'on vous servira, mais la poutine c'est quand même l'apogée de l'Américan food attitude, des frites (bien entendu) c'est déjà bien gras des frites toutes seules, mais ça ne suffit pas pour nos québécois qui rajoutent de la sauce de viande sur ces frites, et du fromage, pas n'importe quel fromage m'ont-ils dit, du fromage "Squick Squick" car quand on le mange ça fait squick squick !!  Si vous prenez une poutine à emporter celle-ci vous sera emballée dans un sac en papier. Plus votre papier deviendra transparent de graisse meilleure sera  votre poutine ! Parole de Québécois !  Le comble du comble c'est qu'il existe une pizza poutine ! Non je vous jure c'est une vraie pizza sur laquelle on vient vous rajouter une poutine complète ! Idéal après une longue soirée passée à faire la fête à ce qui paraît !

C'est pourquoi après une overdose de frites, et étant en manque de ma tarte aux poireaux favorite de chez Picard, j'ai donc décidé de  faire des tartes !  Ici on ne trouve pas de tartes salées congelées, sauf des tourtes à la viandes. Pour la pâte c'est pareil, pas de pâte pré étalée de chez Herta, mais des boules de pâte d1kg à étaler vous même et  à diviser  en portions. Pas non plus besoin de vous demander "feuilletée" "brisée"ou "sablée?? " il n'y a qu'une sorte de pâte comme ça ça vous évite de vous poser trop de questions ! Même s'il n'y en a qu'une elle est trés bonne, que ce soit pour les tartes salées ou sucrées, et ça ça fait du bien !

Merci François Hubert !
Par Claire Cattino
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Lundi 9 novembre 2009
Petite rue résidentielle bien tranquille.

Le soir tombe à 17h maintenant que nous sommes passés à l'heure d'hiver, les reflets du couché du soleil illuminent les gratte-ciels.


La faculté de musique de l'université de McGill et son extension contemporaine.

Dans le dos de la reine Victoria...


Par Claire Cattino
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Lundi 9 novembre 2009
Voici en quelques photos le style "châteauesque" qui a tant plu de ce côté ci de l'atlantique, n'ayant pas de vestige de la période Renaissance, les américains (Canadiens+ Etats-Uniens) se sont créés leurs propres châteaux sauf qu'ils n'ont pas plus de 100 ans !

Sur le campus de l'Université anglophone de McGill.


Le bâtiment sportif de l'université.
L'hôpital de McGill style château écossais.
Par Claire Cattino
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Lundi 9 novembre 2009

Après notre semaine de vacances, notre deuxième exercice a débuté dans notre atelier de projet : il s'agissait d'approfondir un détail de notre projet, pour cela nous devions réaliser une maquette de ce détail à l'échelle 1/5e (soit 20cm=1m ) mais ce n'est pas tout il fallait également  travailler notre maquette avec les matériaux réels. Le tout en 1 semaine ! ce qui n'était pas beaucoup, c'est pourquoi comme d'hab' on était "charette !" Heureusement pour nous l'école d'archi est ouvert 24h/24 et  7j/7.

Matériaux réels obligent, nous avons été plusieurs à devoir réaliser des coffrages pour couler du béton ! Ce fut donc une première expérience pour moi en maçonnerie ! Bien entendu ce n'était pas du vrai béton, mais seulement du ciment afin que cela corresponde à notre échelle. C'est aussi ça les études d'architecture se retrouver dans notre atelier tous ensemble, il est 23h et on commence à découper de la mousse d'isolant rose bonbon pour faire nos coffrages, entre temps nous nous sommes fais livrer des pizzas à l'école, nous savourons nos parts de pizzas entre deux découpes de coffrages. Au fur à mesure l'atelier se recouvre de morceaux de mousse rose, éparpillés un peu partout. Les coffrages se finalisent et vient l'heure de la coulée, nous avons achetés pour faire notre mélange de magnifique saladiers en plastiques aux couleurs de Noël et des cuillères en bois, on a plus l'impression de faire un gâteau que du ciment, mais bon c'est plutôt marrant ! Une fois le béton coulé dans le coffrage c'est là qu'on se rend compte s'il est réussi ou pas, certains ne laissent presque rien couler mais chez d'autre c'est l'inondation. Enfin après trois saladiers de béton, je parviens à mon épaisseur de  recherchée ! Ouf ! y'a plus qu'à attendre que ça prenne ! biensûr pour éviter que ça fissure on a mis une feuille  de maille métallique. Le lendemain vers 15h tout était sec ! Mais ça donne une maquette assez lourde ! La suite en image.

Mon poste de travail: l'oeil sur mon écran mais le cutter (l'éxacto en québécois) à la main.

Atelier de coffrage avec notre isolant rose bonbon et pizza à la main.

Ambiance d'atelier d'archi...



Voici nos outils pour le mélange avec notre magnifique saladier de Noël  garni d'une frise de bonshommes de neige !

Julie est entrain de faire son ciment.

Puis ça y est c'est coulé on secoue un peu pour tasser le ciment.

Voilà mon coffrage, on voit même le museau de la panthère rose c'est le logo de cette marque d'isolant.


Et un autre coffrage plus particulier, celui de Nathan, qui fait une structure poteau poutre.
Par Claire Cattino
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